Il y a

Il y a l’indifférence

Il y a les criants silences

Il y a les petites abîmes

Il y a la grande déprime

Il y a les amours tortueux

Il y a pas d’amour heureux

Il y a les actes perfides

Il y a les discours stupides

Il y a les amants en laisse

Il y a la solitude épaisse

Il y a la publicité

Il y a la télé réalité

Il y a l’argent, ce grand tyran

Que nous admirons tant

 

Refr. : Heureusement il y a toi

Toi qui est belle (beaux) comme un soleil

Ou comme la lune ou comme les dunes

À Ostende et comme partout

Et ton impatience et ton dégoût

Heureusement il y a toi

Qui brille comme une étoile

Par ta joie et ta colère

Qui ne servent à rien, peut-être

Mais pourquoi servir ?

Et quoi ? Et qui ?

 

Il y a la misère à tous les carrefours

Il y a carrefours à tous les carrefours

Il y a la crise qui fait peur

Il y a la faute aux juifs, aux Arabes, aux chômeurs

Il y a les Chinois, les Africains

Il y a la liste est longue, c’est certain

Il y a les Gitans qu’on agresse

Il y a les contrôles aux faciès

Il y a les pogroms au coin de la tête

Il y a les massacres aux quatre coins de la planète

Il y a Fukushima

Le progrès qu’on n’arrête pas

Il y a y a l’austérité

Qui va nous redresser

Refr.

Il y a les fausses alternatives

Il y a les vraies dérives

Il y a au marché

Il y a toutes sortes d’identités

Il y a les solutions prêtes-à-penser

Il y a les femmes pour se venger

Il y a borderline dans les corps

Il y a les illuminés de tous bord

Il y a les phrases bateau

Il y a les théories de complot

Il y a les vieux dogmes rassurants

Il y a les philosophes à trois francs

Il y a les partis politiques

et mon ulcère gastrique

Refr.