Elle était née dans un abîme
quelque part non loin de l’enfer
elle avait appris pour survivre
à écouter, à sourire, à se taire
Dans ses yeux quelque chose de brisé,
une lueur comme une lame de couteau
dans son ventre, un cri étouffé
mais un jour, il lui a échappé
Son chant transperçait les âmes
Comme une flèche, une balle perdue
C’était celui d’une femme
D’une sorcière de l’ange déchu
Alors le bûché fût dressé
et les citoyens rassemblés
en leur nom, lui fut ordonné
de tout dire, de tout avouer
Refr. : Je chante quand je me consume
en tournant en rond dans la nuit
je chante pour ne pas mourir
dans les flammes glacées de la vie
je hurle comme une douleur
au fond de la gorge enrouée
je chante pour conjurer la peur
la folie qui brûle mon cœur
Dans la foule une âme sensible
disait : « ce que vous aller faire là,
est un archaïsme terrible
dites-moi combien, je l’emporte avec moi»
Alors son sauveur, son mécène
la déposa sur toutes les scènes
pour faire monter le prix de ses peines
dans la solitude des arènes
Dans son ventre toujours la brûlure
invisible dans son regard fier
mais un jour dans un dernier murmure
ses cordes vocales se brisèrent
Et pourtant il arrive parfois
que résonne de loin sa voix
dans la douceur profonde des nuits
comme un insupportable défi
Refr.
Yo canto porque tengo vida…
Ich singe weil ich ein Lied hab…