Délicatement, dans la nuit claire
Des ombres fuient entre les feux
ces deux amantes sont les dernières
Au loin, des tirs, des hommes rient
La ville est chaude, braise et fumée
elles serrent leurs poings, étouffent leurs cris
leurs baisers parfumés
Refr.:
Tout s’apaise, pas une brise de vent
Les rues se taisent, je respire lentement
Ici plus rien, peut-être là-bas
la route est longue dans le désert
les hommes sont rudes, les hommes sont bas
combien encore de frontières
Petit bateau, encore un peu
déjà la mer a pris l’amour
non, la mer n’est pas un jeu
l’a dévoré en plein jour
Refr.
Délicatement dans la nuit noire
Une femme s’évade par le feu
le gardien a fait son devoir
et elle prend route pour les cieux
Il est cinq heures, Paris s’éveille
Les gens courent derrière le bonheur
Courent vite sans repos ni sommeil
Poursuivis par la peur
Par ma fenêtre je les vois
Espérer que ça n’sera pas leur tour
Délicatement, je pense à toi
Et à ton amour